Michel PLOVIE

Président de la commission environnement à la Chambre d'agriculture d'Eure-et-Loir

Rester dans une démarche volontaire.

Aujourd’hui, 11 Aires d’Alimentation de Captages font l’objet d’un plan d’actions co-construit avec les agriculteurs et l’ensemble des intervenants sur ces territoires. Soit 750 exploitations et plus de 60000 ha.  Au total, 30 captages sont classés en Eure-et-Loir avec plus de 1500 agriculteurs et 150000 ha.

Notre engagement est fondamental pour notre agriculture !

La réussite passe par l’implication de tous les acteurs pour éviter un couperet réglementaire et arbitraire sous la forme d’un arrêté « Zone Soumise à Contraintes Environnemental » rendant des mesures obligatoires.
Les efforts de tous prennent forme avec une stabilisation des teneurs en nitrates. La prochaine étape sera de limiter le reliquat d’azote potentiellement lessivable en entrée d’hiver et d’accentuer la recherche de solutions face à quelques herbicides présents dans l’eau.
Cette protection s’inscrit sur le long terme.

 

Nos 5 actions phares pour préserver la qualité de l'eau !

En 2009, 13 captages d’eau potable du département ont été classés prioritaires par la loi Grenelle de l’environnement.

L’enjeu est de préserver la qualité de l’eau vis-à-vis des nitrates et, pour certains territoires, vis-à-vis des produits phytosanitaires, herbicides en particulier retrouvés lors des analyses d’eau.

Vous voulez en savoir plus ?

Dès le 2 mai, retrouvez notre chronique en 5 épisodes « Nos 5 actions phares pour préserver la qualité de l’eau » sur internet et les réseaux sociaux...

#1/5 La chambre d’agriculture :

un acteur incontournable pour la protection de l’eau

Intervenant sur 8 Aires d’Alimentation de Captages (AAC), la Chambre d’agriculture est un acteur incontournable pour allier qualité de l’eau et agriculture en Eure-et-Loir. Nous travaillons quotidiennement au service des gestionnaires de captages (collectivités, syndicats des eaux) et auprès des agriculteurs pour préserver la ressource en eau. Nous jouons un rôle charnière avec les coopératives et les négoces, véritables partenaires de la démarche. L’efficacité et la pertinence du travail réalisé depuis plus de 6 ans nous donne une réelle légitimité auprès de tous les acteurs.

Plus de détails sur les actions menées dans les 4 prochaines semaines !

Témoignage :

protéger le captage pour préserver l’eau potable

Jean-Yves Deballon

Président du Syndicat des eaux de Saint-Denis-les-Ponts (Eure-et-Loir)
nous explique comment le partenariat avec la Chambre d’agriculture a dynamisé les actions de protection de l’eau sur son territoire.

#2/5 La protection de l'eau en actions !

des actions multiples et cohérentes pour la protection de l'eau

A la Chambre d’agriculture, nous mettons en œuvre 5 grandes actions cohérentes et complémentaires pour préserver la qualité de l’eau tout en maintenant la performance économique des exploitations :

  • L’information et la sensibilisation aux enjeux de qualité d’eau. Aujourd’hui, nous avons informé 60 % des agriculteurs sur les enjeux et les actions menées.
  • Un réseau d’observation des maladies et ravageurs des cultures.
  • Un réseau de mesure de reliquats azotés du sol.
  • Un accompagnement collectif.
  • Un accompagnement individuel.

Plus de détails sur les actions menées dans les 3 prochaines semaines !

#3/5 Des observations parcellaires régulières :

pour mieux connaitre les Aires de Captages

Pour conseiller les agriculteurs au plus près de leurs besoins et tout au long de la campagne culturale, nous avons mis en place deux réseaux de suivis.

D’une part, nous observons chaque semaine l’apparition de maladies ou d’insectes sur 45 parcelles de colza, blé, orge et pois. Les agriculteurs reçoivent ensuite des Flashes AAC présentant nos observations. Ces observations permettent aux animateurs un contact régulier avec les agriculteurs des aires de captage et de suivre les faits marquants de la campagne culturale.

D’autre part, nous avons mis en place un réseau de reliquats azotés qui nous permet de mieux connaitre la dynamique de l’azote dans le sol et d’estimer les pertes en azote sous forme de lessivage en période hivernale. Ainsi, 2 à 3 analyses de sols sont réalisées par an à différentes périodes entre la moisson et la reprise de végétation sur plus de 1 000 parcelles chez 500 agriculteurs.