De la résilience

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L’automne 2018 et les quatre premiers mois de 2019 ont été une nouvelle fois marqués par les aléas climatiques.

Les faibles précipitations sur cette période conduisent à une situation critique chez beaucoup d’agriculteurs, notamment les éleveurs, d’autant qu’elles prolongent les 5 mois de sécheresse de l’été 2018. Les gelées d’avril et de mai ont encore frappé l’arboriculture fruitière et la viticulture.

Force est de constater que les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents.

Et nos systèmes assurantiels semblent atteindre leurs limites face à ces récurrences. Le Fonds National de Garantie contre les Calamités Agricoles est en manque constant de crédit.

Les produits offerts par le monde de l’assurance ne peuvent assurer seuls la pérennité d'une exploitation, surtout si cette dernière est régulièrement affectée par des calamités.

Dès lors, et très naturellement, les agriculteurs se tournent vers l’autorité de gestion du second pilier de la PAC, les Régions… avec plus au moins de succès.

En effet, suivant les capacités  budgétaires, les historiques régionaux, les soutiens des Régions ne sont pas homogènes … quand soutien il y a.

Cette situation crée entre les agricultures régionales des distorsions de compétitivité qui sont mal vécues par les agriculteurs.

Après d'autres régions, le Centre-Val de Loire vient enfin d’annoncer des aides exceptionnelles de plus de deux millions cinq cent mille euros pour soutenir les agriculteurs face à la sécheresse de ces seize derniers mois.

Je ne peux que saluer cet engagement : une Région, qui soutient son agriculture lors d’aléas climatiques, augmente la résilience de nos exploitations.

Car de notre capacité à nous relever d’une crise, tant économique que climatique, dépend l’avenir de l’agriculture régionale.