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Bordures de champs : des intérêts écologiques et agronomiques

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Le 28 mai avait lieu, à Epieds en Beauce (45), une journée de présentation des travaux Agrifaune menés dans le Loiret et l’Eure-et-Loir sur le semis et la gestion des bordures de champs.

Une centaine de participants était présente. Parmi eux des techniciens et élus des partenaires d'Agrifaune (association Hommes et Territoires, Chambres d’agriculture, Fédérations de chasseurs, Fédérations des syndicats d’exploitants agricoles, Office National de la Chasse et de la faune sauvage) mais aussi des agriculteurs et d'autres acteurs (collectivités, services de l’état établissement d’enseignement agricole, semenciers...).

Les bordures extérieures de champs* renferment souvent une biodiversité intéressante dans les espaces agricoles, que ce soit pour les insectes auxiliaires ou pour la faune. Leur bonne gestion peut aussi permettre de limiter les adventices.

Depuis 2012, le semis de mélanges de flore sauvage sur des bordures extérieurs de champs est expérimenté par les partenaires d’Agrifaune. Il s’agit, sur des bordures perturbées où les adventices prédominent (bromes, ray-grass, liseron, chardon…) de ré-implanter une flore non problématique pour les cultures. Constitué d’espèces pérennes, diversifiée, le couvert implanté apporte pollen et nectar pour les insectes (pollinisateurs, auxiliaires) ; ces derniers étant eux-mêmes à la base de chaines alimentaires (oiseaux...).

Depuis 2012, 6 mélanges diversifiés de plantes sauvages locales ont été testés en Beauce 28 et 45. Un mélange a été plus particulièrement  retenu pour ses intérêts écologiques mais aussi agronomiques. En effet, il permet d’occuper le terrain à la place d’adventices indésirables. Le mélange est composé de graminées (fétuque, fromental, pâturins) et de dicotylédones, comme l’achillée millefeuille, des centaurées, la grande marguerite, la knautie des champs, la mauve, le lotier corniculé… Ces espèces ont été choisies pour ne sont pas être problématiques pour les cultures adjacentes, y compris les productions de semences. Outre ses intérêts agro-écologiques, la bordure a aussi un intérêt esthétique.

Le 28 mai matin, la présentation des travaux a été suivie d’une table ronde sur le thème « comment développer cette pratique à plus grande échelle ». L’après-midi, les participants ont pu observer, sur l’exploitation de Laurent Gasnier (Président de l’association Hommes et Territoires) une bordure resemée et la comparer à une bordure témoin. Le résultat était en effet positif : moins d’adventices et plus de fleurs.

* On désigne ici par « bordure de champ » l’espace situé entre la parcelle cultivée et un autre milieu (chemin, haie..)