Bilan des moissons 2018

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Quel bilan pour les moissons en Loir-et-Cher ?

L’heure est au bilan des moissons 2018. Suite à de fortes disparités climatiques entre février et juin, les résultats diffèrent d’une culture à une autre mais également selon les territoires. Le bilan est donc mitigé concernant la quantité mais positif en termes de qualité.

Une météo difficile entre froid, précipitations et chaleur

Avec près d’une semaine d’avance, la moisson se termine en Loir-et-Cher. Cette récolte précoce s’explique par les disparités climatiques auxquelles l’ensemble du département a fait face au cours de l’année 2018. Avec un bon départ de culture à l’automne, suivi d’un hiver doux en janvier, l’implantation et le début de développement s’est fait de la meilleure des façons.

C’est à l’arrivée de février, avec de fortes chutes de neige et beaucoup de froid - notamment une baisse des températures de 3,5° en comparaison des années précédentes - que les cultures ont commencé à souffrir.

La neige et le froid ne sont pas les seuls fautifs de cette récolte en demi-teinte. En mars, de nombreuses pluies se sont abattues sur le département. Lourdes de conséquences, elles ont noyé les racines et provoqué un ralentissement de pousse. Ce retard de développement a cependant été modéré par un printemps ensoleillé et chaud qui a compensé le retard végétatif et a, contre toute attente, provoqué une récolte précoce.

Les chiffres de la moisson

Ce cycle hivernal plutôt long associé à un cycle printanier court, a donné lieu à une année moyenne pour une grande partie des cultures.

Du côté des déceptions, on retrouve l’orge d’hiver et le colza avec 60 quintaux/hectare (moyenne départementale) pour l’orge (contre 70 l’an dernier) et 29 q/ha pour le colza. Ces résultats s’expliquent par l’humidité qui a causé un mauvais enracinement des cultures mais également par la chaleur qui a entrainé une faible floraison.  

Malgré tout, plusieurs résultats se révèlent bons pour cette récolte 2018. Le blé tendre a notamment rendu en moyenne 67 q/ha. Il s’agit certes de 10 quintaux en dessous de ce qui était espéré mais compte tenu des disparités de territoires, cette issue est correct. Le blé dur et l’orge de printemps ont quant à eux donné des résultats positifs avec 70 q/ha de récoltes pour le blé dur et 60 q/ha pour l’orge de printemps.

Les moissons 2018 offrent donc un résultat mitigé, en deçà des prévisions, expliqué par des conditions climatiques difficiles. Mais si la quantité n’est pas celle attendue, la qualité de la récolte quant à elle, est plutôt bonne. Un bon point pour le Loir-et-Cher !

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