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L'élevage en Sologne : c'est possible !

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Le mardi 24 septembre 2019 s’est tenue la journée de l’élevage organisée conjointement par les GDA du Romorantinais et de Lamotte, et la Chambre d’agriculture de Loir-et-Cher. Cette année, ce rendez-vous a pris place en plein cœur de la Sologne chez Nils AUCANTE, à Yvoy-le-Marron. Une trentaine de visiteurs ont fait le déplacement malgré la pluie et ont ainsi découvert cette exploitation originale. Basée sous le signe de la convivialité, la journée a commencé par un café d’accueil puis s’est poursuivie par la présentation de l’exploitation par Nils.

Nils AUCANTE, jeune éleveur ovin et apiculteur, est installé en tant qu’agriculteur depuis 2016 et a réinvesti l’exploitation familiale. « Quand je suis revenu à la ferme, les bâtiments étaient en ruines et l’espace était investi par des friches. Même s’il reste encore du travail, l’exploitation a repris forme au fil des années et est aujourd’hui fonctionnelle pour un travail de qualité » explique l’agriculteur.

Aujourd’hui, Nils vit de ses abeilles et de ses moutons qu’il élève en agriculture biologique. Il possède environ 250 ruches réparties sur une trentaine de kilomètres autour de son exploitation ainsi qu’une centaine de brebis. « J’ai choisi d’élever des brebis de race Solognote ainsi que des abeilles noires de Sologne, deux espèces locales, rustiques et en cours de réintroduction sur le territoire. De manière générale, les moutons me prennent moins de temps que les abeilles car je suis aidé par mon berger, mon chien. Sourit-il. Pour les abeilles, il s’agit d’une race à sauver avec un grand travail de génétique pour obtenir une race la plus pure possible. »

Pour restaurer cette espèce d’abeilles, Nils travaille sur la génétique en sélectionnant des larves élevées comme des reines puis insérées dans les ruches. Cependant, la fécondation se faisant en vol, le suivi peut être difficile. « Les mâles peuvent venir de 8 kilomètres à la ronde, ce ne sont donc pas toujours des noires de Sologne qui fécondent mes reines. »

Du côté des ovins, différents débouchés : des agneaux sélectionnés pour devenir des béliers ou de la vente en caissettes directement à la ferme. La valorisation financière de ses agneaux est bonne : «l’an dernier, mes plus beaux agneaux sortaient à plus de 27kg de carcasse, valorisés à 18€ en caissettes sous vide (en bio), l’agneau solognot est plus rentable qu’on ne le croit  »

L’élevage d’ovins et d’abeilles est parfaitement complémentaire. Nils a sélectionné des couverts végétaux mellifères qui seront butinés par les abeilles au Printemps puis pâturés par les moutons après la floraison : un parfait système d’éco-pâturage ! Les moutons profitent également de la proximité de la forêt en pâturant des arbres fourragers, tels que les saules. Branches, feuilles, fruits… En ces années de sécheresse,  il s’agit d’une bonne solution pour nourrir les animaux face au manque d’herbe ! 

Les agriculteurs présents ainsi pu faire un tour de l’exploitation, découvrant les espaces réservés aux moutons puis les ruches présentes sur l’exploitation – le reste des ruchers étant installé en forêt. La visite s’est conclue par une découverte de la miellerie ainsi qu’une dégustation des produits fabriqués à la ferme. 

 

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