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Fin des moissons en Loir-et-Cher

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Une année rythmée par les conditions météorologiques

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas, hormis sur un point … les aléas climatiques. Alors que 2021 n’avait pas épargné les fermes loir-et-chériennes et de fait avait retardé les moissons, 2022 a connu une moisson plutôt précoce avec une fin de récoltes au 14 juillet au sud du Loir.  A quelques jours de la fin des moissons pour le reste de notre territoire, un premier bilan se dresse, plutôt encourageant alors que les agriculteurs font face à la canicule et la sécheresse.

UNE NOUVELLE ANNEE CULTURALE PLEINE D’A-COUPS CLIMATIQUES

Le Loir-et-Cher a connu un hiver sain voire sec et doux propice à l’enracinement et au développement des cultures.

Le gel de printemps a été présent mais avec des dégâts moindre sur les filières par rapport à l’année dernière.

La suite du printemps aura été plutôt doux mais surtout très sec avec une quasi absence de pluie entre le 15 février et le 3 juin 2021 et donc un déficit hydrique de 50 % sur cette période. Cela a eu un  fort impact sur les sols à faible réserve ce qui a entrainé une mauvaise valorisation des apports d’azote de fin de cycle.  La chaleur du mois de mai allant jusqu’à 30° sur plusieurs jours, les stades de développement des cultures ont pris 15 jours d’avance et ont réduit la durée de floraison des protéagineux. Le retour des pluies mi juin, hélas trop tard, ne correspondait pas au besoin des cultures à ce stade.

 

MOISSONS : LE POINT CULTURE PAR CULTURE AU 26 JUILLET 2022

 

  • Orge : les rendements sont bons avec une qualité et des PS (poids spécifiques) très hétérogènes. L’orge brassicole semé en hiver tire également son épingle du jeu. 
  • Colza : c’est la bonne surprise de l’année ! Malgré les problèmes d’implantation, la pression des insectes, les gelées et la sécheresse du printemps, la fin de cycle a rattrapé le retard accumulé. Au vu des événements climatiques, les rendements sont très corrects grâce à un bon Poids de Mille Grains (PMG).
  • Blé dur : les rendements sont corrects à bons et une bonne qualité visuelle mais des protéines en moyenne faibles. Cela est lié en  partie aux différents niveaux de RSH (résidus Sortie Hiver) et aux apports qualités qui n’ont pas porté.
  • Blé tendre : les rendements sont en moyenne corrects à bons voire très bons sur certains sols (hydromorphes).
  • Pois d’hiver et de printemps : les résultats sont meilleurs que  prévus pour les protéagineux d’hiver et sans surprise pour les   semis de printemps.
  • Les cultures Bio : les rendements des cultures en agriculture biologique sont globalement hétérogènes selon le type de sols, le salissement et la gestion de l’azote.
  • Fourrages : la récolte fourragère est largement en dessous de celle de ces dix dernières années. Les ensilages d’herbe et foins sont de 25%  à 30% inférieurs à une année normale. Le maïs a chaud à un moment critique ce qui entrainera une perte de rendement. Il faut attendre la fin des ensilages pour mesurer l’impact sur l’alimentation des cheptels.
  • Cultures de printemps : situation difficile et hétérogène au regard de la sécheresse.

 

La météo aura encore cette année perturbé le cycle naturel des cultures. L’épisode de grêle du 19 juin 2022 a touché toutes les filières des grandes cultures, viticulture, arboriculture et horticulture / pépinière avec une intensité variable mais sur une surface de 1 500 ha.

De nombreuses inquiétudes grandissent dans le monde agricole sur  les adaptations à mener pour faire face à tous ces aléas climatiques qui hélas ne sont plus rares mais à intégrer dans notre quotidien désormais.

Cette année aura une nouvelle fois été marquée par des à-coups climatiques. Sécheresse, gel, grêle et canicule… Les cultures ont dû s’adapter, certaines ayant mieux réussi que d’autres à l’image du colza. « La moisson 2022 est marquée par l’hétérogénéité des récoltes en volume mais aussi en qualité selon les    territoires, avec de bonnes surprises notamment sur le colza. Ce milieu d’année a subit de nombreux aléas comme la hausse des charges, les conditions climatiques peu favorables au développement des cultures et la difficulté de recruter de la main d’œuvre. Ces impacts sur notre quotidien amènent toute la profession agricole à se questionner sur l’agriculture de demain. Il y a un réel enjeu sur la transmission, sur la préservation de l’élevage et des productions à haute valeur ajoutée. La durabilité dans les systèmes des exploitations et des filières est au cœur des préoccupations de la Chambre d’agriculture dans notre département. » conclut Arnaud Bessé, Président de la Chambre d’agriculture de Loir-et-Cher.